Arts

Etreintes brisées : Géraud Soulhiol vs. Hubert Robert

Dans ses dessins au porte-mine de la série Arena6)Géraud Soulhiol dévoile des édifices hybrides fourmillant de détails, où s’entrechoquent architectures réelles et inventées. Des fantaisies minutieuses comme autant de vestiges de civilisations ultérieures déjà disparues. Au XVIIIe siècle, Hubert Robert, qu’on surnommait le « peintre des ruines », se fit quant à lui une spécialité dans la représentation de paysages imaginaires (les capricci) inspirés de son voyage en Italie, où les constructions de pierre abîmées par le temps restent empreintes d’une poésie nostalgique. Chez l’un comme chez l’autre, ces utopies architecturales blessées mêlent passé et présent, et tendent vers un futur incertain.

GERARD MORDILLAT : « Il suffit de sortir un peu pour comprendre que l’intelligence est dans la rue ! »

A l’occasion de la sortie du livre Le Miroir voilé et autres écrits sur l’image, étonnante compilation de textes, de poèmes et d'inédits  articulés autour du rapport image/écriture, nous avons rencontré Gérard Mordillat dans le cadre participatif de l’exposition Flamme éternelle, présentée par Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo. Installés sur des canapés en carton autour d’un feu en plein musée, voici ce qu’une petite vingtaine de personnes à entendu ce jour-là.

GEORGES ROUSSE - Du vertige topographique au vestige photographique

A l’occasion de l’exposition Utopies partagées, les murs du Plateau se partagent en autant de fenêtres ouvertes sur un imaginaire utopiste. Sur les clichés grand format, issus de trente années de travail à travers le monde, de Bourgoin-Jallieu à Bombay, en passant par Palerme, Houston, Montréal, se télescopent les multiples talents artistiques de Georges Rousse,  photographe mais aussi architecte, sculpteur, dessinateur… et poète, métamorphosant le réel le plus brut à travers le filtre de l’anam-or-phose. Au cœur des « lieux vides », selon les mots mêmes de Georges Rousse, qu’il investit – bâtisses désaffectées, cellules de prison,  théâtre calciné ou bidonvilles –, son subjectif objectif perce des trouées de rêve. Voyant, au sens poétique du terme, Georges Rousse accomplit de vestigineuses métamorphoses, du hasard d’un vestige au vertige de son regard.

Fiche d'archivage

Une fois cette fiche d'archivage remplie, vous pouvez la conserver ou nous l'envoyer à l'adresse suivante :

ENTRE L'oeuvre est ouverte, 62 rue Pouchet - hall 3, 75017 Paris

 

Illustration : Jérémie Nuel (A is a name)

 

Vaisseaux fantômes - Yves Marchand et Romain Meffre

Dans la veine de l’urbex -cette mode de l’exploration urbaine-, Yves Marchand et Romain Meffre captent à travers l’objectif de leur chambre photographique les vestiges de notre temps. Après deux séries très remarquées consacrées à la ville en déclin de Detroit et à l’île japonaise abandonnée de Gunkanjima, ils restituent cette fois-ci l’immensité d’entrepôts industriels en ruines en Europe et aux Etats-Unis, semblants d’un monde au bord de l’oubli.

Pages