Arts

Dé d'explorateur

Illustration : Michel Welfringer et Sébastien Sans

MICHAËL BORREMANS : "Je suis comme un pompier, quand il y a un feu je dois y aller"

Michaël Borremans dégage ce quelque chose qui fait qu’il plaît. On aime son accent belge, ses tournures de phrases. Un peu caustique et très franc à la fois. Un artiste qui guette son œuvre, jusqu’à ce qu’elle l’étonne. Qu’il y ait cette distance qui s’installe, qui l’emporte ailleurs. Une œuvre qui vaille pour la représentation, l’illusion de ce qu’elle présente et qui ouvre en même temps sur autre chose. C’est lorsque l’image renvoie à plusieurs signifiés qu’en émane une puissance évocatrice complexe. Borremans fait en sorte d’accueillir l’œuvre en lui. Un rituel, un lieu et… il attend. Il attend jusqu’à ne plus pouvoir tenir, jusqu’à ce que la jouissance créative le déborde. Et là on touche au sacré.

FRANCIS HALLE - Structures organiques

Francis Hallé me reçoit chez lui, à l’heure du petit déjeuner, entouré de nombreuses plantes exotiques. Tout en devisant, il goûte un peu de nectar de minuscules fleurs blanches de hoya. Botaniste passionné, il a passé sa vie à explorer les forêts tropicales, à l’aide notamment du radeau des cimes, une construction ultralégère permettant aux scientifiques de se poser directement sur la canopée. Des décennies de recherches l’ont conduit à étendre le regard qu’il porte sur la forêt, organisme aux qualités surprenantes, dont il poursuit l’exploration. Suivons-le et essayons de comprendre : qu’est-ce qu’un arbre ?

Voyage d'hiver - Abbas Kiarostami

Cinéaste iranien palmé à Cannes et reconnu dans le monde entier, Abbas Kiarostami est aussi photographe et poète. De ses photographies en noir et blanc de paysages enneigés se dégage un minimalisme poétique entre réel et irréel. Un voyage d’hiver où l’artiste ne cherche rien d’autre que « d’éprouver du bonheur au milieu de la nature ».

Philippe Quesne : Au coeur de la forêt, au faîte de la nuit

Quitter ses a priori de spectateur et sa place confortable dans un fauteuil de théâtre, se mettre en mouvement, errer entre les arbres, suivre des sentiers hasardeux, écouter la forêt, regarder la nuit, réveiller des réflexes enfouis, les Bivouacs de Philippe Quesne constituent des foyers d’imaginaire, aux sources protéiformes de la fiction, extensions instinctives et nécessaires d’une pratique artistique profondément vivante.

Pages