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Du vestige topographique au vertige photographique

Quand le train de 11 h 53 pour Lyon quitta le quai de la gare sous mes yeux effarés, je crus un instant que les utopies de Georges Rousse seraient partagées sans moi ! Mais qu’importe le wagon pourvu qu’on ait la très-grande-vitesse ! Un autre train et quelques heures plus tard, me voilà face aux cloisons immaculées du Plateau lyonnais, où les photographies en grand format, issues de trente années de travail à travers le monde, nous projettent dans le regard de Georges Rousse ou plutôt dans sa voyance de poète. Cellules de prison, bâtisses et appartements abandonnés, théâtre brûlé, bidonvilles nous apparaissent soudain dans un éclat de beauté inattendu. L’anamorphose, ouvrant au cœur du cliché tour à tour un cercle bleuté, un carré rougeoyant de flammes, une étoile noire ou encore un kaléidoscope multicolore, rompt le « cliché » de ces lieux voués à disparaître dans l’indifférence générale. Elle creuse dans le vestige un vertige. Georges Rousse grave dans la lumière une réalité « rugueuse à étreindre » l’empêchant de s’éteindre. Son objectif découpe une brèche subjective dans le monde, et nous révèle ce que recèle le réel.

MATTHEW PICTON - Réalité augmentée

Maquettes conçues à partir de pages de romans ou de partitions de musique, dentelles de films plastique qui se superposent… Avec méticulosité, Matthew Picton élabore des cartographies dans l’espace et le temps. Des traditionnels plans de ville il s’éloigne pour complexifier ce qui n’est habituellement qu’une abstraction faite de lignes, de couleurs et de symboles, et l’enrichir de toute une histoire passée. Car pour cet ancien étudiant en sciences politiques, la ville est cet organisme vivant à la structure façonnée au fil des siècles par les bouleversements sociaux, politiques ou économiques qu’elle a traversés.

FRANCOIS MORELLET : "Je me suis toujours méfié des génies"

A 88 ans, François Morellet, éminent membre de la corporation des Rigoureux Rigolards, persiste et signe : il n’y a pas plus de génies que de mystère de l’art. Pour lui qui vient de réaliser sa 135e intégration architecturale au Palais-Royal, seul compte le spectateur, celui qui regarde et donne du sens à l’œuvre. Entretien en toute simplicité avec cet adepte de l’autodérision fan de Devos et d’Alphonse Allais.

ARMELLE CARON : « Je ne tiens pas à poétiser le monde, il s’en charge lui-même »

C’est d’abord un rapport tout personnel qu’Armelle Caron entretient avec les cartes. Pourtant, derrière ce système de représentation constitué de lignes, de couleurs et de symboles, l’artiste trouve avant tout de pures formes graphiques, des dessins en somme, avec lesquels elle se plaît à jouer pour faire apparaître les images d’une rêverie poétique du monde.

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