ENTREmêler. Une création contemporaine rencontre une œuvre classique.

MIRCEA SUCIU : "Le contexte n’est qu’une excuse pour se justifier de mauvaises actions"

Dans un univers oscillant entre réalisme historique et ironie surréaliste, les toiles en noir et blanc et les dessins au fusain de l’artiste roumain Mircea Suciu mettent en scène un constat cinglant : la tendance humaine à toujours répéter les mêmes erreurs à travers l’histoire, et l’incapacité de l’homme à apprendre de son passé. Le propos est brut et engagé, l’œuvre ne l’est pas moins.

Temps suspendu : Mircea Suciu vs. les natures mortes hollandaises du XVIIe siècle

Dans l’univers sombre qui se déploie à travers les œuvres de Mircea Suciu, les personnages mis en scène par l’artiste semblent prisonniers de situations qui les dépassent, et dont les ficelles seraient tirées par des forces absentes de la représentation, mais néanmoins terriblement présentes. Au contraire, c’est bien l’homme qui est absent des natures mortes hollandaises du XVIIe siècle. Et pourtant, avec une forte connotation moralisatrice à décoder qui lui est clairement destinée, tout est là pour lui rappeler sa vaine condition d’être humain voué à disparaître.

LES 22 DESIGNERS : « Le motif, dans sa forme répétitive, se situe souvent entre attraction et répulsion »

A l’occasion de l’exposition REPEAT ME, les membres du collectif des 22 Designers ont présenté, autour des notions de motif et de répétition, l’originalité de leur travail graphique, dont ENTRE s’est ici emparé. Chacun à leur tour, ils nous expliquent leurs créations.

Jungle mythologique : Les 22 Designers vs. William Bouguereau

Avec toute la pompe académique qui fut aussi bien à l’origine de ses triomphes officiels que de son oubli par les historiens de l’art moderne, William Bouguereau aime à remplir l’espace de ses toiles de figures allégoriques – anges, nymphes ou chérubins –, que viennent narguer les motifs répétitifs créés par cinq des membres du collectif des 22 Designers.

Les horribles beautés de Choi Xooang

Entre l’hyperréalisme de sa facture et l’onirisme virant parfois au cauchemardesque de son univers, le travail du jeune artiste coréen Choi Xooang nous fait basculer d’un monde à l’autre en un battement de cils.

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