ENTREmêler. Une création contemporaine rencontre une œuvre classique.

Songe d'une nuit d'été : Choi Xooang vs. Caspar David Friedrich

Mais à quoi peuvent donc bien songer les personnages des toiles de Caspar David Friedrich ? Aux confins de l’univers, entre ciel, terre et mer, que peuvent-ils bien imaginer dans leurs rêveuses méditations ? Les créatures, difformes, inquiétantes, comme tout droit sorties d’un cauchemar, de Choi Xooang, peut-être…

Folle entropie : art contemporain vs. Arts premiers Sticky

 Qu’ils s’agissent des objets d’arts premiers ou des œuvres les plus contemporaines, les artistes ne sont au fond rien d’autre que des anthropologues de la conscience humaine. C’est du moins l’idée qui pousse Jean de Loisy, depuis des années déjà, à concevoir des expositions qui se veulent de véritables explorations de la transversalité entre les cultures et les époques. Pour preuve, « Les Maîtres du désordre », sa dernière exposition au musée du Quai Branly, où les artistes contemporains et les chamanes des temps anciens s’interrogent l’un comme l’autre sur ce difficile équilibre entre ordre et désordre qui régit le monde.

JEAN DE LOISY : "L'artiste est quelqu'un qui nous met en alerte sur les choses"

Alors en plein accrochage de l’exposition « Les Maîtres du désordre », Jean de Loisy, qui en est le commissaire, prend le temps de réagir à nos rencontres visuelles. Le discours passionné d’un homme qui en sait tout autant sur l’art contemporain, dont il est un acteur majeur depuis vingt ans, que sur les cultures primitives.

Se laver du souvenir : Marc Bauer vs. Kasimir Malevitch

Dans ses dessins au crayon, Marc Bauer esquisse des espaces parfois intimes, parfois monumentaux, mais dont la représentation se voit perturbée par la remémoration du souvenir, fugace, lacunaire, dérangeant. Dans ses toiles, Kazimir Malevitch, inventeur du suprématisme, capte, lui, l’évolution de formes géométriques abstraites pures à travers la quatrième dimension temporelle. Chez l’un comme chez l’autre, il revient au spectateur de faire travailler sa perception et son imagination, pour entrevoir la fusion de l’espace et du temps.

MARC BAUER : "Le souvenir n'est qu'une fiction"

Artiste suisse travaillant à Berlin, Marc Bauer a fait du dessin le cœur de sa pratique tout comme il a placé le souvenir au centre de son questionnement artistique. Un univers où l’intime côtoie l’Histoire, où le réel se confond avec la fiction. Et derrière la banalité duquel, imperceptiblement, s’ouvrent des abîmes de violence sourde.

 

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