ENTREtemps. Le temps pour la création de s’installer.

Théo Mercier : Que reste-t-il ?

DU FUTUR FAISONS TABLE RASE – une énorme banderole trônait au-dessus du plateau de la Maison des arts de Créteil, au printemps dernier. Le festival EXIT battait son plein en s’offrant la première mise en scène de Théo Mercier, trublion hors pair, artiste à l’ascension fulgurante depuis son très remarqué Fast and Curious au Salon de Montrouge en 2009 jusqu’au prix Marcel-Duchamp pour lequel il était nominé cette année.

Philippe Quesne : Au coeur de la forêt, au faîte de la nuit

Quitter ses a priori de spectateur et sa place confortable dans un fauteuil de théâtre, se mettre en mouvement, errer entre les arbres, suivre des sentiers hasardeux, écouter la forêt, regarder la nuit, réveiller des réflexes enfouis, les Bivouacs de Philippe Quesne constituent des foyers d’imaginaire, aux sources protéiformes de la fiction, extensions instinctives et nécessaires d’une pratique artistique profondément vivante.

Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse : Ponte City, tour d'horizon

Ponte City, c’est cette tour imposante de 54 étages qui domine Johannesburg, incarnation des tourments de la société sud-africaine, de l’apartheid à la crise économique. De cette chimère architecturale, Mikhael Subotzky et Patrick Waterhouse ont créé une œuvre aux confins de l’archéologie et de l’anthropologie, où leurs typologies photographiques entrent en perspective avec les archives personnelles, journalistiques, techniques, publicitaires qu’ils ont recueillies, dans une installation totale qui expose les multiples facettes d’un lieu hanté par son passé et au futur jamais certain.

Erik Kessels : "24 HRS of photos", un tsunami flot-ographique

Les dernières Rencontres de la photographie d’Arles ont vu déferler un tsunami d’images à travers l’installation d’Erik Kessels, « 24 HRS of photos ». Vingt-quatre heures de photos déversées dans l’évanescent flux cybernétique s’y matérialisent en une marée d’images papier, un flot photographique submergeant physiquement le visiteur qui pénètre dans la salle d'exposition du palais de l'Archevêché.

Heather Dewey-Hagborg : visionnaire étrangeté

Lorsque Heather Dewey-Hagborg arpente les rues de Brooklyn, ce n’est pas en quête de passants comme modèles réels, mais de traces de leurs passages comme matériel de modélisation virtuelle. Et l’ADN prélevé sur un mégot (ou autre relique salivaire) de révéler, par une opération de voyance génétique, le visage de son étranger propriétaire ! Etranges masques issus d’intimes vestiges… Fi du dessin et de la photographie, place à la biologie moléculaire et à l’informatique. Et l’art séculaire du portrait de devenir science visionnaire du « portrotype » ?

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