ENTREtemps. Le temps pour la création de s’installer.

Mécanismes pour une entente : train fantôme

Comment fabriquer des circulations artistiques et surtout humaines entre la France et les pays d’Europe centrale, et ces pays entre eux ? Au travers de la métaphore ferroviaire, c’est ce à quoi s’attelle le projet Mécanismes pour une entente, mené par Marta Jonville et Tomas Matauko, de l’association PointBarre à Bordeaux. Valérie de Saint-Do, journaliste invitée en résidence à Cracovie en octobre 2012, nous explique ce qui motive cette aventure artistique.

Marie Aerts : De l’art de « saper » le vide dans un costume-cravate

Taillé dans un costume-cravate, le vide prend la forme d’une silhouette humaine chez Marie Aerts. Ou plutôt est-ce l’homme qui se vide, « se sape » (dans tous les sens du terme ) depuis l’intérieur de son costume d’apparat. Incarnation des paradoxes qui l’animent, entre matière et éther, absurde et sacré, «  l’homme sans tête » traverse de façon obsédante l’œuvre de l’artiste. Personnage solitaire ou cloné à l’infini, il interpelle notre imaginaire de son envahissante absence.

Paul Graham : L'instant d'après

Ayant fait ses armes dans les années 80 en capturant des instants de vie dans les salles d’attente des services sociaux, Paul Graham s’inscrit dans la lignée de la photographie sociale britannique, à laquelle il ajoute toutefois une nouveauté formelle : la couleur. Parti travaillé aux Etats-Unis depuis plusieurs années, il explore, avec sa dernière série The Present (2011), notre rapport au temps en démultipliant l’instant photographique.

Le Palais idéal du Facteur Cheval : du lithique au lyrique

Nous sommes en 1879 lorsque, durant l’une de ses tournées, Ferdinand Cheval, facteur de la Drôme, percute la pierre qui deviendra la première de son « Palais idéal » et qu’il achèvera 33 ans plus tard. Comme modelée dans l’irréel, la construction lithique devient château lyrique, vaisseau d’un envol immobile vers un rêve de poète. A l’occasion du centenaire du Palais idéal du facteur Cheval, Marie-José Georges, directrice des lieux, retrace la naissance d’une œuvre d’art inspirée et inspirante.

Les Forces du désordre : teuf, teuf... réquisitions !

21 mars 2012, quelque part dans Paris. Après un échange de mails et plusieurs coups de fil, je parviens enfin à m’entretenir avec un membre de l’une des bandes les plus aventureuses de la capitale. Maîtres de la secret party à la française, les Forces du Désordre rebaptisent depuis déjà six mois Paris en cité de la teuf interdite.

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