ENTREtien. Une personnalité se dévoile.

JEAN-MICHEL ALBEROLA : "La seule chose que je fais, c'est établir des connexions"

Jean-Michel Alberola, qui se refuse habituellement aux interviews, accepte la rencontre avec ENTRE. Seulement attention, ne pas croire qu’il va pour autant nous donner toutes les clés pour décrypter son œuvre. Malgré l’aspect énigmatique de cette dernière, il répète qu’il n’y a pas de messages précis à y chercher. C’est un jeu à deux, entre l’œuvre et celui qui la perçoit. Et c’est un tout qui prend sens dans les relations véhiculées d’une pièce à une autre. Une œuvre puzzle, rhizomique. Il nous intrigue. On veut comprendre. On insiste donc et il accepte de semer quelques cailloux qui pourraient dessiner des pistes ou plutôt servir à en ouvrir de nouvelles… en nous.

JACQUES VILLEGLE : "Intellectuellement, la marginalité est quelque chose qui est bien pour réfléchir"

 « Lacérateur anonyme », Jacques Villeglé a constitué un monde composite fait de fragments d’affiches, de collectes typographiques et d’alphabets personnels. Un grand monsieur modeste qui évoque avec une verve mêlée de retenue son rapport au livre et au signe. Des propos à décoder comme un carré magique.  

ROBERT COMBAS : "Mon rêve, c'était de tout casser sur scène"

C’est en studio de répétition que l’atelier des Lilas de Robert Combas s’est transformé. Les toiles immenses entassées sur les côtés pour un temps, un véritable set de rock session a pris place : claviers, batterie et guitares multiformes jonchent le sol, là où jadis traînaient pinceaux et pots de peinture écarlates. C’est dans ce désordre de créativité trépidante que Combas nous reçoit. Impatient de nous faire partager, avec la gouaille effrénée qui lui sied si bien, sa passion pour la musique, enfin révélée à travers une série de morceaux et de vidéos expérimentales qu’il présente actuellement au MAC de Lyon.


JANE EVELYN ATWOOD : "C'est la photographie qui m'a gardée à Paris"

Née à New York, Jane Evelyn Atwood arrive au début des années 70 à Paris, et c’est là qu’elle commence la photographie. Dans les murs de la capitale, l’artiste apprend à se rapprocher de ce qui deviendra son sujet de prédilection : les gens. Elle raconte sa relation aux habitants et à la ville.

EDGAR MORIN : "Pour moi, résister est un mot très actuel"

Longtemps que l’on attendait ce rendez-vous. L’occasion de rencontrer ce grand monsieur de 90 ans, l’homme qui forgea sa pensée complexe et son esprit solide en prenant appui sur une existence engagée. Edgar Morin dénonce les barbaries modernes au regard des paranoïas d’antan. Et si « les formes de résistance ont évolué », opposition et protestation doivent se réaffirmer au sein même de la Cité. L’art participe de cette lutte accompagnant tant les tournants historiques que la vie au quotidien.

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