ENTRE et la peinture

JEAN DE LOISY : "L'artiste est quelqu'un qui nous met en alerte sur les choses"

Alors en plein accrochage de l’exposition « Les Maîtres du désordre », Jean de Loisy, qui en est le commissaire, prend le temps de réagir à nos rencontres visuelles. Le discours passionné d’un homme qui en sait tout autant sur l’art contemporain, dont il est un acteur majeur depuis vingt ans, que sur les cultures primitives.

JACQUES VILLEGLE : "Intellectuellement, la marginalité est quelque chose qui est bien pour réfléchir"

 « Lacérateur anonyme », Jacques Villeglé a constitué un monde composite fait de fragments d’affiches, de collectes typographiques et d’alphabets personnels. Un grand monsieur modeste qui évoque avec une verve mêlée de retenue son rapport au livre et au signe. Des propos à décoder comme un carré magique.  

ROBERT COMBAS : "Mon rêve, c'était de tout casser sur scène"

C’est en studio de répétition que l’atelier des Lilas de Robert Combas s’est transformé. Les toiles immenses entassées sur les côtés pour un temps, un véritable set de rock session a pris place : claviers, batterie et guitares multiformes jonchent le sol, là où jadis traînaient pinceaux et pots de peinture écarlates. C’est dans ce désordre de créativité trépidante que Combas nous reçoit. Impatient de nous faire partager, avec la gouaille effrénée qui lui sied si bien, sa passion pour la musique, enfin révélée à travers une série de morceaux et de vidéos expérimentales qu’il présente actuellement au MAC de Lyon.


Rosa Maria Unda Souki - Effraction diffraction

Souvenirs de jeux de gosses. L’été, sur la plage, froncer les yeux, fixer le soleil. Contempler le monde extérieur, le monde quotidien, partagé, des adultes, l’œil collé à des tessons de verre trouvés dans la terre résurgente des jardins. Ou poser de grosses lentilles bombées sur de sages images de journaux, d’illustrés.

Se laver du souvenir : Marc Bauer vs. Kasimir Malevitch

Dans ses dessins au crayon, Marc Bauer esquisse des espaces parfois intimes, parfois monumentaux, mais dont la représentation se voit perturbée par la remémoration du souvenir, fugace, lacunaire, dérangeant. Dans ses toiles, Kazimir Malevitch, inventeur du suprématisme, capte, lui, l’évolution de formes géométriques abstraites pures à travers la quatrième dimension temporelle. Chez l’un comme chez l’autre, il revient au spectateur de faire travailler sa perception et son imagination, pour entrevoir la fusion de l’espace et du temps.

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