ENTRE et la photographie

ZACHARY AYOTTE : "J’aime imaginer les possibilités qui recèlent en chaque instant et chaque décision."

Les photographies de Zachary Ayotte sont des gestes spontanés, instinctifs. Se laissant porter par ses sensations, il capte ces moments souvent indescriptibles qui illuminent le quotidien d’une vie à deux, comme autant de souvenirs instantanés déjà teintés de mélancolie. Pendant six ans, le temps de sa relation avec l’écrivain et artiste visuel Ted Kerr, il a photographié les instants partagés. Pour créer, à partir de ce matériau concret, des situations d’incertitudes où les frontières entre réel et fiction s’effacent et laissent entrevoir l’espace de tous les possibles.

Album de famille - Charlotte Victoire Legrain

Sur des photographies anciennes récupérées à droite à gauche, Charlotte Victoire Legrain intervient à la main, armée de stylos et de feutres de couleur, détournant les histoires et souvenirs personnels véhiculés par ces clichés, pour créer de nouveaux récits ouverts, tout aussi touchants qu’inquiétants.

DOROTHEE DAVOISE : "Je m’intéresse à l’empreinte laissée par la présence humaine"

Des paysages à l’atmosphère étonnamment douce et d’où l’homme est étrangement absent. Des bâtiments, des routes, des montagnes, des bords de mer… et cette impression, paradoxale (et entêtante) que, derrière le vide apparent, ces paysages sont pourtant « remplis ». Mais de quoi ? Pour sa série de photographies « Topos », Dorothée Davoise, récemment récompensée du prix SFR Jeunes Talents et exposée au BAL, a parcouru la Grèce puis la Turquie, sur les traces de ses origines maternelles. Un prétexte pour capturer l’empreinte de l’homme sur le paysage, dans un geste esthétique où le questionnement photographique rejoint le questionnement sculptural, deux médiums pratiqués par cette diplômée des Beaux-Arts de Paris.

Ahlam Shibli - Béton armé

L’actualité forme la matière première du travail d’Ahlam Shibli, qui explore la photographie documentaire avec un regard subjectif, cherchant toujours de nouvelles formes narratives. 5, 4, 3, 2, 1… décortiquez !

Chambre claire

Reconnu dès les années 1960 pour son travail photographique audacieux de la couleur, John Batho s’est récemment tourné vers le noir et blanc, photographiant des silhouettes humaines à travers des vitres embuées, dans une tension entre figuration et abstraction. En regard, les travaux de papier plié de Simon Schubert, dessins sans trait qui jouent de l’ombre et de la lumière pour exister, font apparaître des architectures intérieures à la complexité troublante. Quand présence et absence ne font plus qu’un.

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